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Films
CONSULTABLES

      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Appareil N°14 : Caméra 16 mm type H-16 de marque Paillard Bolex

      • À l'occasion des 30 ans de la Cinémathèque de Bretagne, nous vous présentons tout au long de cette année une sélection d'appareils cinématographiques issue de nos collections. Ce sera l'occasion de découvrir les cinéastes qui ont utilisé ces matériels et de voir les films qu'ils ont réalisés.
      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Appareil N°14 : Caméra 16 mm type H-16 de marque Paillard Bolex
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        Appareil N°14 :

        Une caméra 16 mm type H-16 de marque Paillard Bolex

        (Fabrication suisse. Date : 1952)

         

         

         

        De fabrication Suisse, cette caméra, créée pour celui qui recherche un instrument de haute précision, facilement maniable, séduit par son aspect harmonieux.

        Cette caméra possède tous les dispositifs nécessaires à la réalisation des effets tels que : fondus enchaînés, surimpressions, ralentis, accélérés, animation, etc.

        Utilisant les bobines de 15 ou 30 m. de film 16 mm, son chargement est semi-automatique. Elle possède un compteur d’images et un compteur métrique, décomptant en marche arrière, une tourelle pour trois objectifs de 15 à 150 m/m de foyer. La mise au point reflex pour toutes les focales. Possibilité de débrayage du moteur permettant le retour intégral du film en arrière. Prise de vues image par image et de 8 à 64 images par seconde. Moteur silencieux entraînant 7 mètres de film. Dispositif permettant de se filmer soi-même. Levier de tourelle facilitant la rotation de la platine. Dispositif spécial permettant la fixation des filtres à l’arrière des objectifs.

         

        Source : Catalogue Photo-Plait 1954-55

         

        A la fin des années 50, le format 16 mm se développe comme sous-standard pour les professionnels. Il offre l’avantage d’être 6 fois meilleur marché que le classique 35 mm. Beaucoup de documentaires à travers le monde seront filmés avec cette caméra. L’avant-garde du cinéma américain a filmé avec une Bolex : Andy Warhol, Brian de Palma ou David Lynch...

        Cette caméra est équipée d’un objectif qui permet de zoomer : SOM Berthiot Pan-Cinor 1 : 2.8  F = 20 à 60 mm

         

        Les caractéristiques techniques :

                   

        • Entraînement du film 16 mm par une griffe
        • Deux débiteurs dentés
        • Emplacement intérieur pour deux bobines débitrice et réceptrice
        • Prise de vue image par image
        • Compteur d'images
        • Variateur de vitesse 8 / 16 / 24 / 32 / 64 images/seconde
        • Tourelle pour trois objectifs
        • Dimension 21 x 9 x 21,5 cm

         

         

         

        L'utilisateur de cette caméra : Louis Le Meur

         

         

                    « On devient cinéaste amateur quand on devient père de famille » disait Louis Le Meur. Né en 1899, il se lance comme comédien au retour de la guerre 14-18 puis travaille pour la TSF. Avec Germaine, sa femme, comédienne et speakerine de radio, ils commentent l’actualité du cinéma à l’Eclair-Journal. C’est alors qu’il rencontre des cinéastes professionnels qui le conseillent dans le choix d’une caméra 16 mm et l’aident en lui donnant des pellicules. Sa carrière de cinéaste amateur débute.

        Les évènements qui rythment la vie de famille sont pour Louis Le Meur l’occasion de saisir sa caméra. C’est ainsi que sous nos yeux grandissent Fanchon, Tristan et Marine, ses trois enfants. De leurs premiers pas au chemin de l’école, en passant par les fêtes d’anniversaire, nous entrons dans l’intimité de la famille Le Meur. Les vacances au bord de mer à Saint-Servan sont aussi un moment privilégié, immortalisé par le cinéaste. Si les cabines de plage et les maillots de bain nous plongent au cœur des années 40, les jeux sur le sable et les éclats de rires entre frère et sœurs offrent des images intemporelles.

        C’est en réalisant ces films familiaux que Louis Le Meur contracte « le virus de la mise en scène ». Ses enfants deviennent, dès lors, les acteurs de ses fictions : Marine, encore bébé « fugue » à la plage, Tristan  « petit-fils de Robinson » entraîne ses soeurs sur une île déserte...

        Doués d’une imagination fertile, les scénarios de Le Meur se font, bien vite, très recherchés. Dans « Les Godillots », il imagine un conte comique où une paire de chaussures  magiques est l’objet de toutes les convoitises. Ce film muet est prétexte à l’utilisation de trucages  et  au « sur jeu » des acteurs, rappelant les débuts du cinéma.

        Tourné en 1953, « Femme de marin » est un mélodrame magnifiquement interprété par Mme Le Meur. La touchante histoire de cette veuve à qui la mer enlève ses deux fils a rencontré un vif succès et a obtenu de nombreux prix lors de festivals de films d’amateurs.

        L’humanisme du cinéaste, déjà perceptible dans sa manière de filmer, éclate avec « La neuvième symphonie », qui raconte comment une famille se prend d’amitié pour un Allemand blessé et le cache pendant la guerre.

        La majorité des films de Le Meur sont en noir et blanc, mais c’est en couleur qu’il tourne en 1956 sa comédie musicale « Le mariage de Fanchette », un moyen métrage de 40 minutes de qualité professionnelle. Bravant les contraintes techniques de la post-synchronisation, il double lui-même le film. Les chansons sont composées avec sa famille et la mise en scène est particulièrement soignée. Résultat : un petit chef-d’œuvre du genre pour le spectateur. Cette joyeuse histoire de double mariage est aussi très avant-gardiste par son thème sur les familles recomposées.

        Louis Le Meur s’impose comme un cinéaste de talent qu’il serait bien difficile de vouloir classer, aussi à l’aise pour filmer le réel que pour mettre en scène des fictions, légères ou plus graves. Au fil des années, on retrouve avec émotion sa femme et ses enfants devant une caméra qui livre de véritables tranches de vie : Le Meur signe du grand cinéma d’amateur.

        Décédé en 2002 à l’âge de 103 ans, Louis Le Meur n’aura cessé de surprendre : nous gardons en mémoire ses petits sketchs ironiques sur les tickets de rationnement, réalisés lors d’une permission en 1939 dans le film « La famille Le Meur 1940/41 ».

         

        Source : Fil à Fil N°4 : Du film de famille à la fiction : le cinéma de Louis Le Meur.

         

         

        Découvrez le film Femme de marin…, réalisé par Louis Le Meur avec cette caméra en 1953.

         

        Rendez-vous lundi 20 juin pour découvrir un nouvel appareil.

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