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Films
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      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Appareil N°23 : Projecteur 9,5 mm type Malex Record M de marque Ercsam

      • À l'occasion des 30 ans de la Cinémathèque de Bretagne, nous vous présentons tout au long de cette année une sélection d'appareils cinématographiques issue de nos collections. Ce sera l'occasion de découvrir les cinéastes qui ont utilisé ces matériels et de voir les films qu'ils ont réalisés.
      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Appareil N°23 : Projecteur 9,5 mm type Malex Record M de marque Ercsam
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        Appareil N°23

        Un projecteur 9,5 mm type Malex Record M de marque Ercsam

        (Fabrication Française. Date : 1956)

         

         

        Robert Mascré (1903-1985), négociant photographe à Compiègne (Oise) dans les années trente, se lance dans la fabrication de matériel en 1937 avec le projecteur « Sénior ». Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il étudie pour la création d’une caméra 9,5 mm.

        En 1946, il fonde la SARL ERCSAM (anagramme de Mascré) au 63, avenue Philippe Auguste, Paris XIème, et lance sa caméra (inspirée de la National de Pathé), sous le nom de « Camex ».

        Ercsam se transforme ensuite en Société Anonyme (1949) et déménage au 221, rue Lafayette, Paris Xème.

        Dans les catalogues de 1948, la Camex est livrable en 4 versions : DS et ES, les successeurs de la Camex B, G.S. et H.S., deux nouveaux modèles avec nouveau boîtier injecté par Aluvac, et recevant la gamme d’objectifs à baïonnette spécifique ERCSAM.

        En 1949, seule la nouvelle gamme est présente. Fin 1949, la même gamme en 8 mm est annoncée.

        A partir de 1950, la société va développer sa gamme de projecteur 8 mm et 9,5 mm à commencée par le modèle Senior et le Major. Les projecteurs bénéficient de mécanismes interchangeables au niveau des formats de pellicule.

        1955 voit la création de la première caméra 8 mm à visée reflex continue (l’entreprise emploie alors plus de 130 personnes), et en 1960, la première à contrôle d’exposition TTL.

        Les Camex 9,5 mm n’auront jamais de version Reflex, et leur production cessera au début des années soixante.

        En 1962, Robert Mascré s’associe à Pathé-Cinéric pour former EPC (Ercsam Pathé Cinéric) dont il prend la direction.

        À compter de 1965, les Auto Camex Reflex-8 sont rebaptisées Pathé Royal ou Impérial (selon l’équipement optique).

        En 1968, EPC cesse la fabrication des caméras Ercsam, mais la production sera reprise encore quelques temps par Formoflash.

        EPC qui devient CGAM fin 1968, ne fabriquera plus de matériel cinématographique.

         

        Source : Catalogue des appareils Cinématographiques de la Cinémathèque française et du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

         

         

        Caractéristiques Techniques :

         

        • Entraînement par deux griffes
        • Deux débiteurs dentés
        • Deux bras débiteur et récepteur pliants
        • Moteur, résistance et ventilateur électriques incorporés
        • Lanterne et ampoule électrique Mazda 230 volts 500 watts oncorporées
        • Variateur de vitesse
        • Réembobinage automatique

         

         

        Cinéaste : Odette Guilloux

         

         

        Évoquer l’univers d’Odette Guilloux (1904-1995), c’est retrouver ce goût si particulier de l’enfance, l’atmosphère d’une station balnéaire (en l’occurrence Pornichet) des années trente aux années soixante, les activités sur la plage des libraires et les plaisirs simples de la vie en famille (en Loire-Atlantique et en Mayenne).

        Caractère enjoué, épicurien et spontané, Odette Guilloux possède le don d’immortaliser et de capter l’instant qui laisse passer une émotion ou une situation amusante. À travers son œil de photographe, le spectateur perçoit sa vision contemplative et tendre, parfois même espiègle de l’existence.

        C’est en 1929, que son aventure cinématographique débute lorsque ses parents, Georgette et Louis Guilloux (fondateurs d’un commerce florissant de quincaillerie en gros et métaux non-ferreux à Laval) lui offrent sa première caméra Pathé-Baby de format 9,5 mm.

        Femme active libre de son temps, Odette Guilloux s’adonne à ses diverses passions dans lesquelles son goût artistique s’épanouit. Avec sa sœur aînée Marie-Louise, elles installent une chambre noire dans la maison familiale pour développer elles-mêmes leurs clichés. Odette Guilloux affectionnera tout au long de sa vie la photographie.

         

         

        Comme toute jeune fille de l’époque, Odette Guilloux pratique des travaux dits de dames comme la broderie, l’aquarelle, le dessin, la décoration et la cuisine (plus précisément la pâtisserie). Cependant en femme indépendante et moderne, Odette Guilloux joue dans une troupe de théâtre amateur (de 1930 à 1936), pêche en rivière (en Mayenne). Elle possède également une jolie voix et après quelques cours de chant se lance dans des récitals de répertoire d’opéras.

        Des voyages et des excursions en compagnie de ses parents principalement en France (Corse, Alpes Maritimes, Savoie, Alsace, Normandie), en Bretagne (des images des pardons de Sainte-Anne d’Auray et de Pont-L’Abbé pendant les années trente, le château de Josselin, les Pointes du Raz et de Saint-Mathieu, et bien sûr Pornichet) à l’étranger en Italie (Venise), et en Suisse (Genève) lui permettent de découvrir de nouveaux horizons.

        À la fin de sa vie, le jardinage occupe une place importante ; elle donne libre cours à son amour des fleurs dans sa petite maison de campagne aux « Clématites » à Changé Les Laval. Cette maison et son jardin sont immortalisés dès 1929 à travers des scènes intimistes comme le petit-déjeuner de ses neveux, le bain de sa nièce, le traitement de la vigne…

        Avec Odette Guilloux, le spectateur retrouve le parfum d’une époque révolue. Celle de l’atmosphère à jamais figée sur la pellicule de la villa « Welcome » nichée dans les pins, proche du légendaire Hôtel de l’Océan. Dès 1927, dès que la belle saison revient, la famille séjourne avec femmes, enfants et domesticité à Pornichet. D’abord à la villa « Les Lianes » (avenue Gabrielle), puis à partir de 1930 à la villa « Welcome » (avenue Collet). Bâtie dans les années 1910 et détruite vers 1977 pour faire place à l’immeuble le « Concorde », cette villa demeure un lieu de repos et de joie, un terrain propice aux nombreuses facéties orchestrées si facilement par Odette Guilloux auprès de ses proches. Chacun fait de son mieux pour tenir son rôle face à la caméra, participe avec patience et tendresse à ses jeux. Tout cela est empli d’affectivité ; c’est à travers cette notion que le cinéma d’Odette Guilloux nous interpelle autant, tout comme cette volonté de rendre le quotidien plus beau.

        Les films réalisés pendant les vacances sont montés avec patience et montrés dans le cercle familial à Laval pendant l’hiver. Lorsque la guerre survient, la villa de Pornichet est inaccessible pendant quatre longues années. Ces films restés dans la maison de Laval occupée par les soldats allemands sont abîmés. Durant les années cinquante, Odette Guilloux répare et reclasse ses films antérieurs et reprend une nouvelle caméra de format 8mm (des années cinquante à 1980), puis de format Super 8 (de 1979 à 1984). Minutieuse et perfectionniste, Odette Guilloux rédige des fiches manuscrites avec le détail de ce qu’elle filme et incorpore des titres dans ses films.

        L’œuvre d’Odette Guilloux se construit comme l’on élabore une bonne recette de cuisine ou une partition musicale, dans lesquelles chaque ingrédient savamment dosé concourt à la réussite de l’ensemble. L’acte de filmer demeure pour Odette Guilloux un message affectif et esthétique, un besoin de créer et de s’amuser, dans lequel s’exprime avec naturel son sens inné des plaisirs simples de la vie.

         

        Pascal Le Meur (antenne des archives départementales de Loire-Atlantique)

         

        Découvrez le film Pornichet 1930-31-32 réalisé en pellicule 9,5 mm par Odette Guilloux.

         

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