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Films
CONSULTABLES

      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Projecteur – magnétophone 8 mm type 100 III de marque Dominus

      • À l'occasion des 30 ans de la Cinémathèque de Bretagne, nous vous présentons tout au long de cette année une sélection d'appareils cinématographiques issue de nos collections. Ce sera l'occasion de découvrir les cinéastes qui ont utilisé ces matériels et de voir les films qu'ils ont réalisés.
      • 30 ANS, 30 APPAREILS. Projecteur – magnétophone 8 mm type 100 III de marque Dominus
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        Appareil N°27

        Folioscope type Théoscope de marque Lacroix

        (Fabrication française. Date : 1900)

         

         

        Inventé par Théophile-Eugène Lacroix, le théoscope (rentrant dans la catégorie du folioscope) est un système servant à animer une série de photos présentant une scène animée comme l’envol d’un oiseau ou un cheval au galop. Chaque rouleau de photographies contient environ 700 clichés. Lors de l’enchainement rapide des images, l’œil perçoit l’illusion du mouvement grâce à la persistance rétinienne (technique aussi utilisée pour les Flip Book). Les photos sont conditionnées dans une boite en bois avec une lucarne vitrée, un seul spectateur pouvant regarder les images à la fois en tournant la manivelle sur le coté de l’appareil qui entraine un chariot articulé d’images. Une petite vitre sur le côté permet de faire passer la lumière du jour ou celle d’une lampe ordinaire apportant plus de luminosité. 

        Il existe deux modèles, l’un en acajou (construit à 356 exemplaires), l’autre en palissandre et marqueterie.

         

         

        Caractéristiques Techniques :

        • Boîte en acajou
        • Images recto-verso
        • Entrainement par deux roues dentées
        • Épreuves tirées sur papier glacé
        • Manivelle
        • Occulaire monté dans un boitier avec galet
        • Fenêtre vitré pour éclairer les vues de côté

        Propriétaire : Louis Lefèvre-Utile

         

         

        Fils de Jean-Romain Lefèvre et de Pauline Utile, créateurs en 1846 d’une pâtisserie au 5 rue Boileau à Nantes, Louis Lefèvre-Utile (1858-1940) est celui qui fait passer l’entreprise familiale du statut d’artisanal à celui d’industriel du biscuit de luxe fabriqué à partir des meilleurs produits à partir de 1882. Sous son égide, naissent le Petit Beurre (1886), la Paille d’Or (1905), encore produits par la marque LU. Après des études au lycée Clemenceau à Nantes et un voyage effectué en Angleterre afin de se documenter sur les biscuits anglais et leur méthode de fabrication, Louis Lefèvre-Utile apporte un soin particulier à l’emballage, à la publicité en faisant appel à de grands artistes de l’époque comme Alfons Mucha, Firmin Bouisset,Martial Simas, Hippolyte Berteaux…

        C’est quai Baco, dans l’ancienne filature « Bureau », qu’il s’installe avant d’y faire construire en 1885 une manufacture de biscuitsde 2 000 mde haute technologie. Il y installe des fours et une machine à vapeur. Cent trente ouvriers y travailleront pour assurer une production de trois tonnes de biscuits par jour. Le 1erfévrier 1887, Louis Lefèvre-Utile et son beau-frère, Ernest Lefèvre, s'associent pour créer la société LU. Un dépôt est installé à Paris au 5 rue du Renard assurant ainsi un réseau commercial dynamique dans la capitale. Le 4 mai 1888, ravagée par un incendie, l’usine est reconstruite avec les dernières technologies et des matériaux  ininflammables comme l’acier. L’usine s’agrandit avec l’achat en 1890 de l’ancienne conserverie Saupiquet et de la fabrique de charbon de Blanzy. En 1897, l'entreprise occupe deux hectares avec 38 fours.

        Lors de l’exposition Universelle de Paris en 1900, un pavillon LU est installé sur les bords de la Seine par l’architecte auguste Bluyssen qui réalise un phare surmonté d’une boîte LU, illuminant chaque nuit Paris. La maison LU reçoit l'unique grand prix décerné à la biscuiterie française, ce qui contribuera à sa renommée nationale et internationale.

        De 1904 à 1909, l'usine est en travaux afin de mettre en valeur le quartier et d'harmoniser les différents bâtiments de l'usine. La construction des deux tours, nées sous le crayon de l'architecte parisien Bluysen, remonte à cette époque : la biscuiterie LU sera la plus belle usine de Nantes. LU est alors une fabrique prospère de biscuits, qui se développe dans la ville aux côtés de sa rivale, la Biscuiterie Nantaise (BN). En 1913, l'usine fabrique 6 000 tonnespar an, soit 20 tonnespar jour et emploie 1 200 salariés.

        Durant la Première Guerre mondiale, l'usine est réquisitionnée pour produire du pain pour les soldats en guerre. Elle reprend rapidement son activité biscuitière mais au ralenti : les rendements sont faibles à cause de la difficulté de réapprovisionnement en matières premières et le manque de main-d'œuvre. L'entreprise connaît alors une période d'immobilisme sans investissement, avec des ventes stagnantes et sans aucune modernisation. En 1928, Louis Lefèvre-Utile publie un document intitulé La Loire, un programme de destruction et d'infection pour la ville de Nantes dans lequel il fait part à la municipalité de son opposition au comblement d'un bras de la Loire  passant entre son usine et le château des ducs de Bretagne pour y installer des lignes de chemin de fer. Il pense que cela défigurera la ville de Nantes et surtout l'ensemble architectural qu'est son usine face à la Loire. 

        Après la Première guerre mondiale, Louis Lefèvre-Utile  travaille avec son fils Michel Lefèvre-Utile, qui met en place un réseau de représentants exclusifs dans les années trente.

        En novembre 1940, Louis Lefèvre-Utile décède et l'activité de l'usine est reprise par son fils Michel Lefèvre-Utile et ses associés Ernest Lefèvre fils et leurs beaux-frères René et Julien Binet.

        Le fils de Michel, Patrick Lefèvre-Utile, lance dans les années 1950 les lignes de fabrication en continu des différents biscuits, et crée le logo LU et fait entrer l’entreprise dans l’ère de la mutation moderne. À partir de 1968, Patrick Lefèvre-Utile adopte une politique d'alliances pour continuer à se développer, notamment à l'international. Ce groupement d'entreprises est plusieurs fois racheté, par Générale Biscuit puis par BSN qui devient Danone. En 2007, le groupe américain Kraft Foods rachète LU au groupe Danone. Depuis 2012, à la suite d'une scission du groupe Kraft Foods, la marque LU est la propriété de la multinationale américaine Mondelēz International.

         

         

         

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