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      • Hommage à Pierre Guérin

      • Hommage à Pierre Guérin
      • La Cinémathèque de Bretagne à la tristesse de vous faire part du décès de Pierre Guérin. Ce passionné de cinéma était à la fois projectionniste, cinéaste amateur, collectionneur, créateur du caméra-club nantais, directeur de publication et rédacteur de revues spécialisées, dessinateur… 
         
        Il en a même fait son métier : caméraman puis journaliste reporter d'images pour l’ORTF et FR3. Mais ce qui lui tenait beaucoup à cœur, c’est la transmission de sa passion. Ainsi, une fois à la retraite, il recevait régulièrement, dans sa salle privée de projection, le « cinépoche », des amis de la famille ou de jeunes apprentis cinéastes à qui il inculquait l’art de la réalisation « tourné-monté ».
         
        Pierre Guérin a déposé une partie de ses films à la « thèque » comme il aimait l’appeler : neuf films sur une quarantaine, qui lui semblaient être ses productions les plus remarquables. Il a également été membre de notre conseil d’administration. C’est un ami jovial et un grand cinéaste amateur que perd aujourd’hui la Cinémathèque.
         
        Les obsèques de Pierre Guérin seront célébrées vendredi 8 mars au crématorium de Vern-sur-Seiche.
         
         

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        (Re)découvrez l'interview de Pierre Guérin réalisée par Marie Hélia en 2004 dans le cadre de sa série "Bobines damateurs" ainsi qu'un des films de Pierre Guérin réalisé en 1971 "Au royaume de la réussite".

         
        Pierre Guérin - Bobines d'amateurs
        Bobines d'amateurs de Marie Hélia (2004)
         
         
        Au royaume de la réussite
        Au royaume de la réussite de Pierre Guérin (1971)
         
         

         

        Pour en savoir plus : Pierre Guérin, amateur de cinéma et cinéaste amateur de Gilles Ollivier.

         

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        Biographie
        Pierre Guérin est né le 26 janvier 1932 à Nantes. Son premier souvenir cinématographique remonte à l’âge de 6 ans : Si tu reviens, 1937. Plus tard, il découvre un « Charlot » (L’Enfant du cirque) projeté avec Pathé Baby 9,5 dans un patronage de quartier qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. Entre 1947 et 1952, il est projectionniste bénévole à « L’Union ouvrière », un cinéma de patronage dans le quartier de Doulon et, c’est en projetant Mermoz (1942) de Louis Cuny, que ce film déclenche une soudaine envie de faire, lui aussi, du cinéma.
        Années de formation, le Caméra-club nantais et 40 films personnels...
        Formé à l'École nationale professionnelle Livet à Nantes, Pierre Guérin devient commis d'architecte. Chez son employeur il fait la connaissance d’un jeune collègue qui possède une caméra 9,5 mm. Son service militaire accompli, il entre comme dessinateur aux Ponts et chaussées maritimes tout en poursuivant une pratique assidue du cinéma amateur. S’improvisant scénariste, metteur en scène et acteur principal, il se lance « sans complexe » en 1951, à l’âge de 19 ans, avec des amis, dans le tournage de son premier film À ne pas lire la nuit, un film burlesque de poursuites et de gangsters.
        Entre 1955 et 1956, Pierre Guérin réalise Le Baladin, nourri de son expérience de théâtre amateur, qu’il considère comme son premier vrai film. Sa rencontre avec René Perdriau, propriétaire d’un magasin de photo-cinéma, le « Studio d’art », l’encourage, l’aide à maitriser la technique du cinéma, participe comme cameraman au « Studio » et lui fournit caméra et pellicule. Le « baladin » est un personnage qui représente pour Pierre Guérin la « liberté sans laquelle il n’est pas pour l’artiste d’épanouissement possible ».
        En 1956 il crée le Caméra Club Nantais sous l'égide du Cercle Nantais du Cinéma (Bernard Lerat et Louise-Françoise Hervieu) ; en 1958, le caméra club adhère à la Fédération nationale (F.F.C.C.A.) et ses membres remportent bientôt des prix. L’objectif du club « faire de l’éducation cinématographique, contribuer à faire connaître le langage cinématographique, la technique et l’esthétique du cinéma » et notamment auprès des cinéastes débutants. Les films sont un travail d’équipe. Le groupe édite un bulletin : « Flash », revue mensuelle du cinéma non professionnel de la région Ouest. En 1967, le club crée le « Festival du film insolite et non conformiste ». Ce caméra-club s’appellera plus tard « Caméra-vidéo-club nantais », Pierre Guérin en est resté le président d'honneur.
        Pour réaliser ses films il avait le souci d’écrire un scénario très précis et de faire un découpage le plus soigné possible afin de faire face, au moment du tournage, au « impondérables ».
        Pierre Guérin a réalisé une quarantaine de courts métrages amateurs (fictions) comiques ou de fantaisie, certains à titre d’amateur – plusieurs de ses films furent primés lors des concours organisés par la Fédération des clubs de cinéma amateur –, d’autres à titre professionnel pour des émissions de télévision (contes de Noël, gags du 1er avril, courtes dramatiques ou magazines d’images). Les deux « filmographies » étant entrecroisées chronologiquement. Un de ses films, Après nous le déluge fut diffusé à la télévision dans l’émission produite par Marcel Herbier « Le Critérium du cinéma d’amateur » (août 1961).
        Carrière professionnelle
        René Perdriau, également correspondant de la Première chaîne, amène Pierre Guérin à réaliser quelques reportages locaux destinés à l'antenne nationale. Lorsqu'en 1963, se crée la chaîne régionale de télévision, Pierre Guérin y collabore comme pigiste, livrant divers sujets de reportages pour l'émission « Ouest panorama ». En 1964, il est engagé comme titulaire d'un poste de cameraman au titre duquel il réalisera des milliers de reportages tout au long de sa carrière à l’O.R.T.F., puis à FR3.
        Après quelques détours à Reims et Paris, il termine sa carrière à Rennes comme journaliste-reporter d'images, travaillant à la réalisation de divers magazines dont un documentaire consacré à Nadia Sibirskaïa (1990, co-réalisé avec Laurent Desprez) et un montage d'archives dédié au premier siècle de cinéma.
        Le cinéma, une passion...
        Dès 1948, Pierre Guérin projette dans son grenier des « Charlot » avec un Pathé Baby à manivelle et le « virus » ne le quittera plus... A partir de 1960, il ambitionne de rassembler quelques films et commence à parcourir les foires à la brocante. En 1968, sa collection fait un bond lorsqu’il achète d’un coup 482 films ; cela déclenche chez lui le « réflexe du collectionneur » (chercher, acheter, échanger...). 
        Il possedait 1 300 titres en formats légers, du 8 au 16 mm et des appareils de projection. Cette passion l'a conduit à aménager en 1977 dans sa maison un petit cinéma baptisé « Cinépoche » dont les fauteuils en bois proviennent d’un ancien cinéma de Rennes et où il effectue ses propres projections avec de multiples projecteurs différents. Il y accueille ses amis, sa famille et des personnalités de passage avec le rituel des anciennes séances (billets exonérés, petite sonnerie annonçant la projection, « esquimos » dans un panier d’osier...).
        Pierre Guérin était membre de l'A.L.I.C.C. (Agence de liaison inter-collectionneurs du cinéma - Meaux).
        Ecrire sur le cinéma
        Pierre Guérin était également rédacteur à la revue « Infos-Ciné » où ont été publiés de nombreux articles et plusieurs dossiers. II était aussi directeur de publication, rédacteur (et dessinateur) à la revue « Ciné-scopie » et a collaboré par ailleurs à « Archives » (Institut Jean Vigo), « Décadrage » (Cinéma Le Rallye) ou « Le Collectionneur de Bandes dessinées ».
        Pierre Guérin a toujours défendu l’idée d’un cinéma d’amateur capable de favoriser le développement de la culture cinématographique populaire : « Il y a eu tout de même beaucoup de bons faiseurs et quelques auteurs ayant vraiment quelque chose à dire. » » Il a été membre du Conseil d'administration de la Cinémathèque de Bretagne.
         
        Sources :
        • « Pierre Guérin, amateur de cinéma et cinéaste amateur », Gilles Olivier (in « Le Cinéma en amateur », N° 68 - Ed. du Seuil).
        • « Auto-portrait d’un collectionneur », Pierre Guérin (« Infos-ciné », N° 29 - Juillet 1995).
        • « Persistance rétinienne », interview de Pierre Guérin (Revue de l’A.L.I.C.C.)
        • Site du « Cinéma vidéo Nantes Atlantique ».
         
        Filmographie (films personnels)
        1951     A ne pas lire la nuit (N&B -13 mn - 9,5 mm)
        1952     Une Histoire de fou (N&B - 27 mn - 16 mm)
        1954     Nature morte (N&B - 5 mn - 9,5 mm) Pochade
        1954     L'Homme des bois (N&B - 10 mn - 9,5 mm) Pochade
        1955     Pan, dans la guitare (N&B - 14 mn - 9,5 mm) Pochade
        1956     Chantal (couleur - 11 mn - 9,5 mm) 1er prix Floralies de Nantes 1956.
        1956     Le Baladin (N&B - 25 mn - 16 mm)
        1957     Prosper, ange gardien (N&B - 18 mn - 16 mm)
        1958     Le Train de 15 h 47 (N&B - 22 mn - 16 mm)
        1958     A l'ouest du nouveau (couleur - 16 mm) Film d'entreprise.
        1958     Prosper papa (N&B - 10 mn - 9,5 mm) Pochade
        1960     Après nous le déluge (N&B - 24 mn - 16 mm)
        1961     La Chasse au cornouillon (N&B - 20 mn - 16 mm)
        1962     Zéro de conduite (couleur - 15 mn -16 mm) (co-réalisation Yves Perdriau) Film d'entreprise pour la Prévention routière.
        1963     La Ruée vers l'ouest (couleur - 10 mn - 16 mm) (Co-réalisation Albert Deval) 1er prix Floralies de Nantes en 1963.
        1963     Miss Diana (N&B - 7 mn - 9,5 mm)
        1964     La Chasse à la moule (N&B - 5 mn - 16 mm) ORTF Nantes.
        1964     La Belle histoire d'amour (N&B - 3 mn 30 - 16 mm) Chanson filmée d’Edith Piaf.
        1965     Dans l'enfer de la soif (N&B - 6 mn 40 - 16 mm) (série « Juju fils de Judex »)
        1965     L'Orgue infernal (« Juju ») (N&B - 12 mn 25 - 16 mm)
        1966     Le Temps des Zamours (N&B - 27 mn - 16 mm) 1er prix national FFCCA.
        1966     Tragiques vacances (« Juju ») (N&B - 16 mn 40 - 16 mm)
        1967     La Cape carnivore (« Juju ») (N&B - 5 mn 20 - 16 mm)
        1967     Le Mariage de Juju (N&B - 6 mn - 16 mm)
        1967     La Terre qui meurt (N&B - 30 mn - 16 mm) ORTF Nantes.
        1968     La Demeure invisible (N&B - 9 mn 40 - 16 mm)
        1968     Film annonce pour les « Juju » (N&B - 6 mn 45 - 16 mm)
        1968     Les Inventeurs du Père Noël (N&B - 14 mn 35 - 16 mm) Conte de Noël - ORTF Reims
        1969     La Porteuse de pain (« Juju ») (N&B - 1 mn 20 - 16 mm)
        1969     Gare au fauve (N&B - 8 mn 15 - 16 mm)
        1971     Le Clap (N&B - 3 mn 45 - 16 mm) ORTF Rennes.
        1971     Le Cross de Roveny (N&B - 3 mn 6 - 16 mm) ORTF Rennes
        1971     A l'aveuglette (N&B - 6 mn - 16 mm)
        1971     Au Royaume de la réussite (N&B - 9 mn - 16 mm) Conte de Noël - ORTF Rennes.
        1972     La Poupée sanglante (« Juju ») (N&B - 18 mn - 16 mm)
        1972     Mon vieux ciné (N&B - 3 mn -16 mm) Chanson filmée de Charles Trenet - FR3 Rennes.
        1976     Onlay for you (couleur - 9 mn - 16 mm) Comédie musicale.
        1979     Onlay-city (couleur - 13 mn - 16 mm) Western.
        1982     Onlay night (couleur - 17 mn - 16 mm) Film noir.
        1984     Adieu Lisbonne (couleur - 3 mn - 16 mm) Chanson filmée de Dario Moréno.
         
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